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THE CARSWELL COMPANY LIMITED

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DICTIONNAIRE GÉNÉRAL

LANGUE FRANÇAISE

DU COMMENCEMENT DU XYII^ SIECLE JUSQU'A NOS JOURS

Tome Second (G-Z)

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DICTIONNAIRE GÉNÉRAL

DE LA

LANGUE FRANÇAISE

DU COMMENCEMENT DU XVIP SIÈCLE JUSQU'A NOS JOURS

PBECliDE D CN

ÏUAITÉ DE LA FORMATION DE LA LANGUE

ET CONTENANT : LA PRONONCIATION FIGURÉE DES MOTS ;

2= LEUR étymologie; leurs transformations successives, avec renvoi aux chapitres du traité

QVl LES EXPLIQUENT, ET l'eXEMPLE LE PLUS ANCIEN DE LEUR EMPLOI;

i' LEUR SENS PROPRE, LEURS SENS DÉRIVÉS ET FIGURÉS, DANS l'oRDRE A LA FOIS HISTORIQUE ET LOGIQUE

DE LEUR développement;

4" DES EXEMPLES TIRÉS DES MEILLEURS ÉCRIVAINS, AVEC INDICATION DE LA SOURCE des PASSAGES CITÉS

PAR MM.

Adolphe HATZFELD

PROFESSEUR DE RHÉTORIQUE AD LYCEE LOCIS-LB-GRAND

F. T

Arsène DARMESTETER

PROFESSEUR DE LITTERATURE FRANÇAISE DC MOYEN AGE ET DIIISTOIRE DE I.A LANGUE FRANÇAISE A LA FACULTÉ DES LETTRES DE PAIUS

AVEC LE CONCOURS DE

M. Antoine THOMAS

CHARGÉ DC COURS DE PHILOLOGIE ROMANE A LA FACULTE DES LETTRES DE PARIS

Ouvrage ayant obtenu le prix Jean Reynaud d'une valeur de 10.000 francs.

PARIS

LIBRAIRIE Cil. DEL AG RAVE

13, RUE SOUFFLOT, 13

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DICTIONNAIRE GÉNÉRAL

DE LA

LANGUE FRANÇAISE

DEPUIS LE COMENCEMENT DU XYIP SIÈCLE JUSQU'A NOS JOURS

G

G [je; selon la nouvelle épellation, je] s. m.

[ÉTYM. Emprunté du lat. g, ?n. s. \} xiic s. Plus que nule letre que j'ose Signifie G la goie Qui par feme revient au monde, Senefiance de l'ABC, dans jubinal, Xouv. Rec. ii, 278.]

Il La septième lettre et la cinquième consonne de l'al- phabet français. Se prononce avec le son guttural qui lui est propre, devant une autre consonne, devant les voyelles vélaires a, o, u (gare, gosier, guttural], et à la fin des mots il se fait entendre (grog) ; avec le son du j devant les voyelles palatales e, i, y (gerbe, girouette , gynécée) ; avec le son de 1 mouillée dans certains mots venus de l'italien il est suivi de la syllabe li (imbroglio) ; avec le son de n mouillée quand il est suivi de n irégner), excepté dans quelques mots venus du grec et du latin il garde le son guttural distinct du son de l'n (igné) ; généralement muet à la fin des mots, même devant un mot commençant par une voyelle (étang) ; mais, le plus souvent, muet devant un autre mol qui commence par une consonne, il devient sonore et prend le son du k devant un autre mot com- mençant par une voyelle ou une h muette (Un long hiver). Il Un petit g ou g minuscule. Un grand G ou G majuscule.

'GABAN [gà-ban]. V. caban.

GABARE [gà-bàr] s. f.

[ÉTYM. Emprunté du provenç. gabarra, m. s. mot d'ori- gine inconnue qui se retrouve dans l'ital. etl'espagn. ga- barra, etc. § il. I! 1338. Nefs, gabarres... sur la rivière de Ga- ronne, Coinple, dans du c. gabbarus.j

I. (Marine.) Bateau à voiles ou à rames, pour charger et décharger les navires. || Bâtiment de transport.

II. P. anal. (Pêche.) Seine (filet) de grande dimension.

1. GABARIER [gà-bà-ryé] s. m.

[ktym. Dérivé de gabare, d'après le provenç. gabarrier, m. s. §§ U et 115. || 1478. Gabarrier, dans du c. gabarotus. Admis AC.\D. 1835.]

Il (Marine.) Patron, matelot d'une gabare. || Ouvrier qui charge et décharge une gabare.

2. 'GABARIER [gà-bà-ri-yé] i'. tr.

[ÉTYM. Dérivé de gabari, § 154. || 1764. Gabarier les bols,

DUHAMEL DU MONCEAU, Expl. dcS fjois, p. 042.]

Il (Marine.) Façonner sur le gabarit. l'étambot d'un navire.

GABARIT ou GABARI [gà-bà-ri] s. vj.

[ÉTYM. Emprunté du provenç. moderne gabarrit, m. 5. qui paraît sorti d'une confusion du radical de gabare avec celui de galbe, j;§ il et 509. || 1678. Le gabari du vaisseau, COLBEUT, Lett. à Arnoul, 10 sept. Admis acad. 1762.]

Il (Marine.) Modèle en bois mince, en tôle, etc., ayant les dimensions, le calibre des membres d'un navire à construire, d'un gabion, etc., à fabriquer. de l'étrave,

DICT. FRANC.

de l'étambot. || P. ext. \ 1. Forme , dimension réglemen- taire des caissons de vivres, de munitions, qui suivent une armée. | 2. Arceau sous lequel on essaie les wagons char- gés pour s'assurer qu'ils peuvent passer sous les tunnels.

'GABAROT [gà-bà-rô] s. vi. et 'GABAROTTE [gà-bà- rot'J s. f.

[ÉTYM. Dérivé de gabare, d'après le provenç. moderne gabarrot, gabarroto, m. s. §§11 et 136. || 1562. Dng guabarrot, texte bordelais, dans godef. | 1757. Gabarote, encycl.]

Il (Marine.) Petite gabare non pontée.

•GABATINE [gà-bà-tin'] s. f.

[ÉTYM. Emprunté de l'ital. gabbatina, m. s. de gabbare, gaber, § 12. || xvi''-xvii'= s. Tu m'as bien baillé de la gabatine et fait un tour de femme, a. de monluc. Comédie des pro- verbes. Admis ACAD. 1694 ; suppr. en 1878.]

Il Anciennt. Sorte de tour de cartes. Fig. Vieilli. Mys- tification. Donner à qqn la . Notre nation Donne souvent la , SARRAZiN, Poés. p. 35, édit. 1656. On donneur de ,un mystificateur.

GABEGIE [gâb'-ji; en vers, gà-be-ji] s. f.

[ÉTY'M. Mot du patois bourguignon , d'origine incer- taine, peut-être apparenté à grabuge, § 16. [Cf. le provenç. moderne gabugio, m. s. et l'anc. franc, gabuser, tromper.) Il i^éolor]. Admis acad. 1878.]

Il Pop. Fraude.

GABELAGE [gâb'-làj' ; en vers, gà-be-...] s. m.

[ÉTYM. Dérivé de gabeler, § 78. || xv^ s. Droict de gabel- lage ordinaire, dans gouef. gabellage.]

Il Anciennt. || 1" Action de gabeler le sel.

Il 2" P. ext. Pailles que les commis mettaient dans le sel de la gabelle, pour le distinguer de celui des faux- sauniers.

GABELER [gâb'-lé ; en vers , gà-be-lé] i'. tr.

[ÉTYM. Dérivé de gabelle, §§ 65 et 154. || 1389. Avoir vendu a leur profit ledit sel sans gabeler, dans DU c. gablum.]

Il Anciennt. Déposer (le sel) dans la gabelle (grenier public) pour le sécher avant de le vendre. Sel gabelé.

GABELEUR [gâb'-leur; en vers, gà-be-...] .t. m.

[ÉTYM. Dérivé de gabeler, § 112. {Cf. gabelou.) || xvi« s. Guabelleur, rab. iv, 'où.]

Il Anciennt. Commis de la gabelle.

GABELLE [gà-bèl] S. f.

[ÉTYM. Emprunté du provenç. gabela, m. s. mot d'ori- gine incertaine {cf. l'arabe kabala, impôt, § 22), qui existe aussi en espagn. et en ital. § 11. || 1342. Greniers ou gabel- les, Ordonn. ii, 179.]

Il Ancieyint. \\ Impôt sur le sel. Pays de (soumis à cet impôt). Portant l'argent de la —, L.\ F. Fafj. i, 4.

Il Administration chargée de percevoir cet impôt.

72

GABELOU

n-auderla -. Entrer dans les gabeUes? LA BR. i4. 1| /^ anal. Impôt analogue sur d'autres denrées. - du vin. des draps

Il 30 Grenier public pour déposer et faire sécher le sel avant de le vendre.

GABELOU [gâb'-lou ; en vers, ga-be-...J s. m.

fÉTYM Pour gabeloux, prononciation dialectale de ga- beleux.'§"l6, dérivé de gabelle. §§ 65 et 116. || xvi» s Gabe- loux. N. DU FAiL, Eulrapel, 23. Admis acad. 1878.]

Il (En mauvaise part.) \ 1. Anciennt. Commis de la ga- belle. I 2. De nos jours. Employé de l'octroi, de la douane.

•GABER [gà-bé] V. tr.

[ÉTYM. Mot d'origine Scandinave, § 9 : anc. nordique

,>,i, rnillprip II yie s. Devant ses nersvait il ore gabant, Ho-

gabb. raillerie. || xi^ s. Devant ses pers vait u ore gabant Land, 1781. Admis acad. 1694 ; suppr. en 1718.] |

Il Anciennt. Se moquer de. qcp, et, v. refl. Se de qqn. |

1. *GABET [gà-bè] s. m. , . 1 [ÉTYM. Dérivé d'un radical gab qui paraît apparente a ,

l'angl. gable, pignon, §§ 8 et 13.3. D'après th. corn, gabet , au sens de « girouette » n'est usité que sur la Manche. || 1694. TU. corn. Admis acad. 1762; suppr. en 1798.] _ i

Il (Marine.) jj 1" Girouette placée au sommet d'un mât.

Il Pinnule d'un instrument à prendre les hauteurs. :

2. *GABET [gà-bè] s. m.

[ÉTYM. Origine inconnue. || 1795. encycl. méth. Chas- ses.]

Il (Vénerie.) Ver parasite qui se loge dans la peau du |

cerf, du daim, du chevreuil. j

'GABIE [gà-bi] s. f. I

[ÉTYiM. Emprunté du provenç. gabi, anciennement gabla, ,

m. s. proprt, « cage », § U. (Cf. geôle.) || xvi^ s. Trinquet

de gable, rau. iv, 22.] j

Il (Marine.) Demi-hune au sommet des mâts à antennes. 1

GABIER [gà-byé] s. m.

[ÉTYM. Dérivé de gable, d'après le provenç. gabier, m. ] 5. U et 115. Il 1690. furet. Admis acad. 1835.] :

Il (.Marine.) Matelot qui se tient dans les hunes. GABION [gà-byon ; en vers, -bi-on] s. m. '

[ÉTYM. Emprunté de l'ilal. gabblone, m. s. proprt, « grande cage », § 12. || 1543. Gabions pourestre en seureté. dans MONTAiGLON, Anc. Poés. franc, iv, 62.

Il (T. milit.) Grand panier cylindrique rempli de terre qui sert à proléger les soldats et les travailleurs dans la tranchée. || Fig. M"e de Lillebonne mit ce devant elle de peur de se brouiller avec Chamillart, st-s1M. vi, 42U. GABIONNADE [gà-byù-nàd' ; en vers,-hï-^>-...] s. f. [ÉTV.M. Dcrivé de gabionner, d'après l'ital. gabbionata, m. s. §§ 12 et 120. Il XYi»-' s. LA NOUE, dans godef. Coinpl. Ad- mis AC.\D. 1878.] Il (T. milit.) Ouvrage de défense formé de gabions. GABIONNER [gà-byô-né; en vers, -bi-ù-...] v. tr. [ÉTYM. Dérivé de gabion, § 154. || xvi« s. Les autres ga- bionnaient défenses, rau. m, prol.]

Il (T. milit.) Prutéger au moyen de gabions. || Fig. De vertu s'arme et gabionne, ST-amant, Épit. à Melay, p. 458, IJibl. elzév.

'GABORD [gà-bor] s. m.

[ÉTYM. Parait composé de bord et d'un premier élé- ment d'origine et de sens incertains, § 173. || 1538. Quille et gabortz d'icelle galère, dans jal, Gloss. naut.]

Il (Marine.) Partie basse du bordage extérieur d'un navire, au-dessus de la quille. {Cf. rlbord.j "GABURON [gà-bu-ron] s. m. [ÉTYM. Origine inconnue. || 1642. Gaburron, OUD.] Il (Marine.) Jumelle appliquée à un màt pour le fortifier. •GABURONNER [gà-bu-rô-né] v. tr. [ÉTYM. Dérivé de gaburon, § 154. 1| 1771. TRÉV.] Il (Marine.) Fortifier à l'aide de gaburons. 'GÂCHAGE [gd-chàj'] s. vi.

[ÉTYM. Dérivé de gâcher, § 78. || 1807. oppenheim, Art de fabr. la poterie, p. 19.]

Il (Tecluiûl.) Action de gâcher (le plâtre). il Fi(j. Action de perdre qqch faute de soin, d'ordre. de l'ouvrage. des provisions.

1. GÂCHE [gàch'J i'. f.

[ÉTYM. Origine inconnue. |1 1294. Un millier de crampon- chiaus a la gaiche. dans godef. Compl.]

Il (Technoi.) Pièce de fer s'engage le pùne d'une serrure pour fermer. || Pièce de fer qui maintient des tuyaux de descente.

2. 'GÂCHE [gdch'j s. /".

_ 1138 GAGE

[ÉTYM. Subst. verbal de gâcher. § 52, U 1376. Un aviron nommé gaiche, dans du c. gachum]

Il (Technoi.) Outil avec lequel le maçon pâche le plâ- tre, le détrempe. || P. anal. Spatule de pâtissier.

GÂCHER [gâ-ché] r. tr.

[ÉTYM. Emprunté du german. waskon (allem. moderne waschenj, laver, détremper, devenu guaschler. gaschlar, §§ 498 et 499, gascher. S 6:^, gâcher. § 422. 1 xin« s. Oui s'ame pert por tel gaschié, Guaschle est. De mouacfiu periel. 022, dans deneeit, Ducs de Sorm. t. 111.]

Il ±0 Délaver le plâtre avec de l'eau. Spfciall. du pU- tre. A'jS'jU. lâche, en pâte un peu liquide. serré, en pâte un peu consistante. |i P. est. ane meule de palUe, la recouvrir de terre délayée. le blé, recouvrir de terre les racines de la plante.

Il Fir/. Perdre faute de soin, d'ordre. [Cf. bousiller.) un ouvrage, une affaire.

CACHET [gà-chè] s. m.

[ÉTYM. Origine inconnue. |i xvni«> s. buff. Cachet.]

Il (Ilist. nat.) Hirondelle de mer à tôle noire.

GÂCHETTE [gd-chef] s. f.

[ÉTYM. Dérivé de gâche 1. § 133. |j xv» s. Dne gasehatte pour la serrure, dans delb. Rec. Admis acad. Hy?*.]

Il (Technoi.) || Pièce de fer fixée sous la queue du pône d'une serrure, servant à le maintenir dans la posi- tion où la clef la placé.

Il 2" Pièce de l'intérieur de la platine d'un fusil d'an- cien modèle, tenant le cliien bandé, ou au ri-p^s.

GÂCHEUR, 'GÂCHEUSE [K'.'i-chc'ur, -cheuz s m.ol f.

[ÉTYM. Dérivé de gâcher, S 112. : [2'J2. Gascheeurs. HôU de la tadie, ^a.ns:)Hi.u. Htc. ,\i!inis acad. (aumasc, 1835.]

Il i'. m. Manœuvre qui gâche Icplitre. || P. fxt. Aide d'un ouvrier menuisier, charpentier, etc.

Il Fig. S. m. et f. Celui, celle qui perd qqch faut*' de soin, d'ordre. I GÂCHEUX, EUSE 'gd-cheu. -che\jl'i adj. 1 [ÉTV.M. D<*ri\é de gâcher, § IIG. 1 xvi» ». Temps gacheoi

LiÉUAULT. .Mais. rust. p. 479, édil. 15'.'7.] Il Vieilli. Détrempé d'eau. La route est gâcheuse. GÂCHIS igd-ehi] s. m. [ÉTYM. Puurgâchela. dérivé de gâcher. § 82. " lôll.

COTGH.]

Il Mortier fait de plâtre, de chaux, de ciment ot de sa- ble, détrempé avec de l'eau. |{ /'. anal. Houe détrempé* Il Fig. Famil. Désordre dans les atTaires. Être dans le I 'GÂCHOIR [gd-chvd'àr] *. m. I [ÉTYM. Dérivé de gâcher, § 113. |! St'olng.] I II (Technoi.) Caisse dans laquelle on mélange les ma- tériaux de la pâte pour poterie.

GADE igàd] s. TH.

[ÉTYM. Emprunté du grec viÇo; , morue. i| 178S. kn CYCL. MÉTH. Admis acad. 18;i.'>.]

Il (Hisl. nat.i Genre de poissons (morue, merlan, etc.

GADOUARD [gà-dwàr; en irr.^, -dou-àr] .f. w.

[ÉTYM. Dérivé de gadoue, § 147. || xvi* s. Marmiton de U gadouarde. ciioi.ifeREs, Apràs-disnees, p. 3U0.j

Il \ imlli. Vidangeur.

GADOUE [gà-dou] s. f.

[ÉTYM. Origine inconnue. || xvi» s. La gadoue d'tgyptc RlVAUDEAU, dans GODEF. Compl.]

Il Engrais formé de matières fécales et d'immondices Il Fig. Triiial. Prostituée de bas étage.

GAFFE [gaf] j. f.

[ÉTYM. Origine inconnue. (Cf. le provenç. gai, m. s.) 1455. On baston nommé galle ayant un crocq de 1er au bout dans DU c. gatare. Admis acad. 1762.)

I. Perche à pointe de fer garnie d'un crochet latorn pour pousser une barque, tirer qqch à bord, sonder, clf Il Croc pour tirer à terre les gros poissons.

II. Fig. Trivial. Maladresse. Faire une . GAFFER [gà-fé] r. tr. ci intr.

[ktvm. Dérivé de galle. § 154. ;| 1694. th. corn, gallt Admis acad. 1762.]

I. V. tr. (Technoi.) Pousser, tirer avec une pafTc.

II. Fig. Trivial. Y. in^r. Commettre une maladrc»s< GAGE [giij'] s. m.

[ÉTYM. Emprunté du german. 'wadjo'gotli. wadi;. m. (cf. allem. mod. wette. gageure), devenu guage. gag §§ 498 et 499. |i xi« s. Il durra wage e truvera plcge, Ljis I Guill. le Conq. 6.]

>'..fe >^

GAGE-MORT

H39

GAGNER

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mi^l

I»,'I Objet déposé poar jirari'ir le paiement a une

somme éae. Prét«r, emprunter 3ur . Mettre qqdi ea .

*^ •^'** laiSBée ea . Tlf, mort (dii aussi mort ), qui TÎeat, ««s ne \»iént pas ea (MiSacâôn de la dette. P. pUdaaal, 'Bausav pfiur —, poor tas yijEi, être pris pen- dant que les a: . ïg«a<LItar— aylansasaqiiaie < sa q«e«« rw? i /«^ iefesÊadOe), ia r. Fa&. v, 5. IF: . : ' ,.u,e. ^maïaw-sfetflire fit le de bean- cocp «i'CjMe^.ltaveBarteKd^ sa parole pov . o. .... j.„ . V, £. fe «ttn itfliiiMn de ae veat t^te . BAC Atk,mr k, fMonr tei «apea à ■■ parti. £dre qqch de décisif qn gasanotet fnTes y adhère. | 2. Témoignage. <^tas.<ae<e«a«aûMe«a»liiMniM —, bac Amjt. m^ ^. Epte T" ' ~frrr îié ma i— alii fir tra t— *>y^Bff.

FÉ.>. r^/. 16.

C 2' Daoâ les jenx de société, olqet que dépose le joueur qui a fait une Cuite, et qirïl ne peut retirer qa'en faisant une pénitence. Jaacr as tiwirfcf

i 3^ Enjeu déposé dans une conlestatioD par les deox parties, en conTenant que les ei^eax aj^artiendront à celui qui aura raison.

Il 4'> Ahc:ennt. de bataiOe, de rimAat. signe de défi, gant que je:ait celui qui portait le défi.

n. Prii convena dont on pile -in. î^rvileiir, par an, par mois, etc. Re me paierait-il pas mes gages de ctaq ^b? R£GN.\RO, Joueur, ;i:, T. Je le rahattzai sv v«8 iip iii. mol. Av. m, 1. Être asx gages de qqn. ATOir, tonr 49a à ses i|^i Un faquin orgoeiUeiiz qui tous tieat à ses fages, BOn- Sot. 1. Ca homme à gages, qui est payé pour £ure ce qaH £kiL Bore nu sing. Hotre sooffiear à , la f. Fab. \% 3. Casser a«r»- ^ages (un serviteur, un employé), lui retirer brasqnement 5 T. emploi.

GAGE-MORT [gàj'-môr; en vers, gà-je-...]. F. gaçe

GAGEA [gà-jéj r. tr.

[et-^-m. Dérivé de gage. § 154. 1 xii«-xin« s. Psr zlzz. :.-.'. dist Aiols, ains est malt bien gagié, Aiol, S<J73.]

L Vieilli. ^Droit.' Saisir (des meubles, c;r d'une dette. {Cf. gagerie.)

II. Dans une contestation comme gage. (Syn. parier. > T: . -

on poor aroir deoz. pasc. V

c'est toi, MOL. Impr. se celle-ci, qne tous n'af^ - F. Fab. VI, 10. El. Et. UI, 3. Et moi \i : Av. I. 4.

m. Payer 'u- prii convenu.

Et. 1, 7. ;, p.

(La royauté 1 Fab. m, 2. 1

GILBERT, Dls- GAGERTF.

Jérus. :

JUDr. -..,

Spécialt. Saisie , port, pour assurer

CiAGEUR. EXJSE j-i-jc;

[ÉTYM. Dériv:^ if T^rer tTHénia, dan 5

B Celui, ce.

GAGExno:

il affermée. H.. . 195."

fi- sc -

§ lit. 'i sni* s. La Ç3.r--i :— :

non lié par le service miliiaire, engagé et payé dans tme musique de r^iment.

H. Droit.1i Celni qui détient qqch à litre de gage.

GAGNAGE gâ-naj"] s. m,

[ÊTi-M. Dérivé de gagner, § 78. jj me s. Hait lesnnt boea B gaagnage. BExrz.T. Ll:î de Sorm. CâdZ. Admis acac.

^:is. r P. ert. .ors du bois, I, comme fai-

sans, iie.

GAGEANT

*ga;-nz

GAGN"Z Z :

. .S mie loterie, nne c : , le nœséro . La persrame îa g2r::s2te, celni, celle c.

S 52. {Cf. gain.) S xn^ s. i;-.er qqcfa à la , en

3 ï '

E

GA

-'" denier,

r_: ; MC

' rer*, gâ-ne-...j s. m. in. To-be gagner, ei pam, 3ranç. mie sorte de gan-

^5 , eseoËgns, 3. 3?.rTZL.

^itdeîr Fah.

v,l.

i. etc.

-.éLtr.

-chantallon. w

: i»ne «ode

i'où le fri

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GAGISTE ?i-. LÊT-iVI. Dcri.^r A£AI>. 1718.]

1* Celui qui est

r-_ Admis M'ï' am :

GABELOU

1138

GAGE

ï\^uderla . Entrer dans les gabelles? la. br. 14. || P. anal. Impôt analogue sur d'autres denrées. du vin, des draps.

Il Grenier public pour déposer et faire sécher le sel avant de le vendre.

GABELOU [gâb'-lou; en vers, g'a-be-...] s. m.

[ÉTYM. Pour gabeloux, prononciation dialectale de ga- beleux, § 16, dérivé de gabelle, §§ 65 et 116. |1 xvi" s. Gabe- loux, N. DU KAiL, Eulrapel, 23. Admis acad. 1878.]

Il (En mauvaise part.) | 1. Anciennt. Commis de la ga- belle. I 2. De nos jours. Employé de l'octroi, de la douane.

'GABER [gà-bé] V. tr.

[ÉTYM. Mot d'origine Scandinave, § 9 : anc. nordique gabb, raillerie. || xi^ s. Devant ses pers vait il ore gabant, lio- land, 1781. Admis acad. 1694 ; suppr. en 1718.]

Il Anciennt. Se moquer de. qqn, et, v. rdfl. Se —de qqn.

1. *GABET [gà-bè] s. m.

[ÉTYM. Dérivé d'un radical gab qui paraît apparenté à l'angl. gable, pignon, §§ 8 et 133. D'après th. corn, gabet au sens de << girouette » n'est usité que sur la Manche. || 1694. TH. CORN. Admis acad. 1762; suppr. en 1798.]

Il (Marine.) |1 !<> Girouette placée au sommet d'un mât.

Il Pinnule d'un instrument à prendre les hauteurs.

2. "GABET [gà-bè] s. m.

[ÉTYM. Origine inconnue. || 1795. encygl. méth. Chas- ses.]

Il (Vénerie.) Ver parasite qui se loge dans la peau du cerf, du daim, du chevreuil. *GABIE [gà-bi] 5. f.

[ÉTYM. Emprunté du provenç. gabi, anciennement gabia, m. s. proprt, » cage », § 11. [Cf. geôle.) || xvie s. Trinquet de gabie, rab. iv, 22.] Il (Marine.) Demi-hune au sommet des mâts à antennes. GABIER [gà-byé] s. m.

[ÉTYM. Dérivé de gabie, d'après le provenç. gabier, m. s. 11 et 115. Il 1690. FURET. Admis acad. 1835.] Il (Marine.) Matelot qui se tient dans les hunes. GABION [gà-byon; en vers, -bi-on] s. m. [ÉTYM. Emprunté de l'ital. gabbione, m. s. proprt, « grande cage », § 12. || 1543. Gabions pourestre en seureté, dans MONTAiGLON, Anc. Poés. franc, iv, 62.]

Il (T. milit.) Grand panier cylindrique rempli de terre qui sert à protéger les soldats et les travailleurs dans la tranchée. || Fig. M^'^ de Lillebonne mit ce devant elle de peur de se brouiller avec Chamillart, ST-sim. vi, 420. GABIONNADE [gà-byô-nàd' ; en De?-5,-bi-ô-...] 5. f. [ÉTYM. Dérivé de gabionner, d'après l'ital. gabbionata, m. s. §§ 12 et 120. Il xvie s. la noue, dans godef. Compl. Ad- mis AC.\D. 1878.] Il (T. milit.) Ouvrage de défense formé de gabions. GABIONNER [gà-byô-né ; en vers, -bi-è-...] v. tr. [ÉTYM. Dérivé de gabion, § 154. || xyi^ s. Les autres ga- bionnaient défenses, rab. iii, prol.]

Il (T. milit.) Protéger au moyen de gabions. || Fig. De vertu s'arme et gabionne, ST-amant, Épit. à Melay, p. 458, Bibl. elzév.

*GABORD [gà-bor] s. 7n.

[ÉTYM. Parait composé Je bord et d'un premier élé- ment d'origine et de sens incertains, § 173. || 1538. Quille et gabortz d'ioelle galère, dans jal, Gloss. naut.]

Il (Marine.) Partie basse du bordage extérieur d'un navire, au-dessus de la quille. {Cf. ribord.) "GABURON [gà-bu-ron] j. m. [ÉTYM. Origine inconnue. || 1642. Gaburron, OUD.] Il (Marine.) Jumelle appliquée à un mât pour le fortifier. •GABURONNER [gà-bu-rù-né] v. tr. [ÉTYM. Dérivé de gaburon, § 154. || 1771. trév.] Il (Marine.) Fortifier à l'aide de gaburons. 'GÂCHAGE [gâ-chàj'] s. m.

[ÉTYM. Dérivé de gâcher, § 78. || 1807. oppenheim, Art de fair. la jjoterie, p. 19.]

Il 1" (Technol.) Action de gâcher (le plâtre). Il Fig. Action de perdre qqch faute de soin, d'ordre. de l'ouvrage. des provisions.

1. GÂCHE [gach'] s. f.

[ÉTYM. Origine inconnue. |] 1294. Dn millier de crampon- chiaus a la gaiche, dans godef. Compl.]

Il (Technol.) Pièce de fer s'engage le pêne d'une serrure pour fermer. || Pièce de fer qui maintient des tuyaux de descente.

2. *GÂCHE [gach'J S. f.

[ÉTYM. Subst. verbal de gâcher, § 52. H 1376. Un aviron nommé gaiche, dans du C. gachum.]

Il (Technol.) Outil avec lequel le maçon gâche le plâ- tre, le détrempe. || P. anal. Spatule de pâtissier. GÂCHER [gd-ché] V. tr.

[ÉTYM. Emprunté du german. waskon (allem. moderne waschen), laver, détremper, devenu guaschier, gaschier, §§ 498 et 499, gascber, § 634, gâcher, § 422. || xm« s. Qui s'ame pert por tel gaschié, Guaschie est, De monacho pericl. 622, dans beneeit. Ducs de Norm. t. III.]

Il Délayer le plâtre avec de l'eau. Spécialt. du plâ- tre. Absolt. lâche, en pâte un peu liquide. serré, en pâte un peu consistante. || P. ext. une meule de paille, la recouvrir de terre délayée. le blé, recouvrir de terre les racines de la plante.

Il 2" Fig. Perdre faute de soin, d'ordre. {Cf. bousiller.) un ouvrage, une attaire. * CACHET [gà-chè] s. m.

[ÉTYM. Origine inconnue. || xviiie s. buff. Cachet.] Il (Hist. nat.) Hirondelle de mer à tête noire. GÂCHETTE [ga-chêf] s. f.

[ÉTYM. Dérivé de gâche 1, § 133. || xv» s. Dne gaschette pour la serrure, dans delb. Rec. Admis acad. 1798.]

Il (Technol.) |1 Pièce de fer fixée sous la queue du pêne d'une serrure, servant à le maintenir dans la posi- tion où la clef l'a placé.

Il Pièce de l'intérieur de la platine d'un fusil d'an- cien modèle, tenant le chien bandé, ou au repos. GÂCHEUR, "GÂCHEUSE [gâ-cheur, -cheuz'] s. m. et f. [ÉTYM. Dérivé de gâcher, § 112. || 1292. Gascheeurs, Rôle de la taille, dans delb. Rec. Admis acad. (au masc.) 1835.] Il S. m. Manœuvre qui gâche le plâtre. || P. ext. Aide d'un ouvrier menuisier, charpentier, etc.

Il Fig. S. m. et f. Celui, celle qui perd qqch faute de soin, d'ordre. GÂCHEUX, EUSE [gâ-cheû, -cheuz'] adj. [ÉTYM. Dérivé de gâcher, § 116. || xvi^ s. Temps gacheux, LiÉBAULT, Mais. rust. p. 479, édit. 1597.]

Il Vieilli. Détrempé d'eau. La route est gâcheuse.

GÂCHIS [gâ-ehi] s. m.

[ÉTYM. Pour gâcheïs, dérivé de gâcher, § 82. || 1611.

GOTGR.]

Il Mortier fait de plâtre, de chaux, de ciment et de sa- ble, détrempé avec de l'eau. || P. anal. Boue détrempée. Il Fig. Famil. Désordre dans les affaires. Être dans le .

* GÂCHOIR [gâ-chwàr] s. m.

[ÉTYM. Dérivé de gâcher, § 113. || Ne'olog.]

Il (Technol.) Caisse dans laquelle on mélange les ma- tériaux de la pâte pour poterie.

GADE [gàd'] s. m.

[ÉTYM. Emprunté du grec yd^oi; , morue. || 1788. en- cygl. MÉTH. Admis acad. 1835.]

Il (Hist. nat.) Genre de poissons (morue, merlan, etc.).

GADOUARD [gà-dwàr ; en vers, -dou-àr] s. m.

[ÉTYM. Dérivé de gadoue, § 147. || xvi^ s. Marmiton de la gadouarde, gholières, Après-disnées , p. 380.]

Il Vieilli. Vidangeur.

GADOUE [gà-dou] s. f.

[ÉTYM. Origine inconnue. || xvi° s. La gadoue d'Egypte, RiVAUDEAU, dans godef. Compl.]

Il Engrais formé de matières fécales et d'immondices. Il Fig. Trivial. Prostituée de bas étage,

GAFFE [gaf ] s. f.

[ÉTYM. Origine inconnue. {Cf. le provenç. gaf, on. s.) \\ 1455. Dn baston nommé gaffe ayant un crocq de fer au bout, dans DU g. gafare. Admis acad. 1762.]

I. Perche à pointe de fer garnie d'un crochet latéral pour pousser une barque, tirer qqch à bord, sonder, etc Il Croc pour tirer à terre les gros poissons.

II. Fig. Trivial. Maladresse. Faire une . GAFFER [gà-fé] v. tr. eiintr. [ÉTYM. Dérivé de gaffe, § 154. || 1694. th. corn, gaffe.

Admis acad. 1762.] L

I. V. tr. (Technol.) Pousser, tirer avec une gaffe. I

II. Fig. Trivial. V. m^r. Commettre une maladresse. '' GAGE [gàj'] s. m. [ÉTYM. Emprunté du german. *wadjo(gotii. wadi), 77i.s.

{cf. allem. mod. wette, gageure), devenu guage, gage, §§ 498 et 499. 1| xi^ s. Il durra wage e truvera plege, Lois de Guill. le Conq. 6.]

GAGE-MORT

H39

GAGNER

I. Il OLjel déposé pour garantir le paiement d'une somme due. Prêter, emprunter sur . Mettre qqch en . One chose laissée en . vif, mort (dit aussi mort ), qui vient, ou ne vient pas en déduction de la dette. P. plaisant. Demeurer pour , pour les gages, ôtre pris pen- dant que les autres s'échappent. Pour il y laissa sa queue (sa queue resta sur le champ de bataille), la f. Fab. v, 5. Il Fiy. I 1. Garantie. La première victoire fut le de beau- coup d'autres, uoss. Cond('. Vous en aviez déjà sa parole pour , COiiN. Ilor. Y, 2. De votre obéissance elle ne veut qu'un , RAC. Ath. III, 4. Donner des gages à un parti, faire qqch de décisif qui garantit qu'on y adhère. | 2. Témoignage. Ce fils, que de sa flamme il me laissa pour , RAG. Andr. m, •8. Épée que Laërte lui avait donnée comme de sa tendresse, FÉN. Tri. 16.

Il 2" Dans les jeux de société, objet que dépose le joueur qui a fait une faute, et qu'il ne peut retirer qu'en faisant une pénitence. Jouer au touché.

Il 3" Enjeu cb'posé dans une contestation par les deux parties, en convenant que les enjeux appartiendront à •celui qui aura raison.

Il Anciennt. de bataille, de combat, signe de défi, gant que jetait celui qui portait le défi.

II. Prix convenu dont on paie un serviteur, par an, par mois, etc. Ne me paierait-il pas mes gages de cinq ans? KEGNARD, Joueuv, III, 7. Je le rabattrai sur vos gages, mol. Av. III, 1. Être aux gages de qqn. Avoir, tenir qqn à ses gages. Un faquin orgueilleux qui vous tient à ses gages, boil. Sat. 1. On homme à gages, qui est payé pour faire ce qu'il fait. Rare au sinçi. Notre souffleur à , la f. Fab. vi, 3. Casser aux gages (un serviteur, un employé), lui retirer brusquement son emploi.

GAGE-MORT [gàj'-môr; en vers, gà-je-...]. V. gage. GAGER [gà-jéj V. tr.

[ÉTYM. Dérivé de gage, § 154. || xiic-xiiie s. Par mon clef, •dist Aiols, ains est molt bien gagié, Aiol, 8073.]

I. Vieilli. (Droit.) Saisir (des meubles) comme gage 4'une dette. [Cf. gagerie.)

II. Dans une contestation avec qqn, déposer (qqch) comme gage. [Syn. parier.) Vous auriez encore raison de un pour avoir deux, pasc. Feus, x, 1. Je gage cent pistoles que c'est toi, MOL. Impr. se. 3. Absolt. Parier. Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point Sitôt que moi ce but, la F. Fab. VI, 10. Ellipt. Gage (je gage) qu'il se dédit, mol. ■Et. III, 3. Et moi je gage qu'il ne sauxciit être approuvé, ID. Av. I, 4.

Illt Payer (un serviteur) par an, par mois, etc., d'un prix convenu. Je suis auprès de lui gagé pour serviteur, mùl. Et. I, 7. Il P. anal. Payer pour qq fonction, qq service. (La royauté) Enrichit le marchand, gage le magistrat, la f. Fab. m, 2. P. ext. Nos Phrynés dont ils gagent les vices, GILBERT, Dix-huitiùme Siècle.

GAGERIE [gàj'-ri; en i;ers, gà-je-ri] .y. /".

[ÉTiT»!. Dérivé de gager, § 69. || xm* s. Guagerie, Ass. de Jérus. I, 550. Admis acad. 1762.]

Il (Droit.) Acte par lequelle créancier s'assure un gage. Spëcialt. Saisie , saisie d'objets mobiliers, sans trans- port, pour assurer un gage au créancier.

GAGEUR, EUSE [gà-je'ur, -jeuz'] s. m. et f.

[ÉTYM. Dérivé de gager, § 112.|| xiu^s. Deswageurs, Bans d Ilénia, dans godef. gageor.]

Il Celui, celle qui fait une gageure.

GAGEURE [gà-jar]5. /".

[ÉTYM. Dérivé de gager, § 111. || xiii" s. La gagure ount il affermée, montaiglon et ilay-nauu, Rec. de fabliaux, ii, 195.]

Il Convention entre parties contestantes de déposer un enjeu devant revenir à celle qui aura raison. Juge-nous im peu sur une que nous avons faite, mol. Impr. se. 4. Faire, soutenir, accepter une . Loc. prov. Gager sa tête à couper est la d'un fou. Ce n'est point la coutume d'en venir aux ga- geures que lorsque les preuves nous manquent, DESC. Rcp, aux fi'* ùbject. 5. Payer une . P. h;/perb. En parlant d'un acte étrange qui semble ne pouvoir s'expliquer que par une gageure faite d'agir ainsi. Cela ressemble à une —, c'est une .

GAGISTE [gà-jïsf] S. 7n.

[ÉTYM. Dérivé de gage, § 265. || 1680. riciiel. Admis ACAD. 1718.]

1. Celui qui est gagé. de théâtre. Spccialt. Musicien

non lié par le service militaire, engagé et payé dans une musique de régiment.

II. (Droit.) Celui qui délient qqch à titre de gage.

GAGNAGE [gd-nâj'] s. m.

[i:tym. Dérivé de gagner, § 78. || xii^ s. Mult resunt boen 11 gaagnage, beneeit, Ducs de A'orm. 6532. Admis acad. 1718.]

Il (Agricull.) Pâturage pour les bestiaux. || P. ext. (Chasse.) Nourriture que vont prendre hors du bois, dans les champs voisins, certains animaux, comme fai- sans, lièvres, etc. (Syn. viandis.)

GAGNANT, 'GAGNANTE [gâ-iî an, -nânl'] adj.

[ÉTYM. Adj. particip. de gagner, § 47. || xm^ s. Anfanz... sages et bien gueadgnanz, Établissem. de St Louis, i, 143, VioUel. Admis acad. 1718.]

Il Qui gagne (au jeu, dans une loterie, une course). La carte gagnante. Le billet, le numéro . La personne gagnante, et, substantivt, Le —, la gagnante, celui, celle qui gagne.

'GAGNE [gâii'] 5. f

[ÉTYM. Subst. verbal de gaper, § 52. [Cf. gain.) || xii^ s. Ge ne vif pas de tel guaalgne, Ene'as, 7122.]

Il Dialect. Action de gagner. Acheter qqch à la , en s'acquitlant à mesure qu'on gagnera.

GAGNE-DENIER [gâù'-de-nyé ; en fer.y,gâ-rie-...] s. m.

[ÉTYM. Composé de gagne (du verbe gagner) et denier, § 209. Il 1522. Des crocheteurs gaignedeniers de Paris, MC. vERSORis, Journal, dans delb. Rec]

Il Vieilli. Homme de peine.

GAGNE-PAIN [gdù'-pin ; en vers, gâ-ûe-...] s. m.

[ÉTYM. Composé de gagne (du verbe gagner) et pain, § 209. Le mot désignait en anc. franc, une sorte de gan- telet. Il xiiie s. Brasuès, wagnepans, escoUeres, J. bretel, Tourn. de Chauvency, 3804.]

Il Ce qui sert à gagner sa vie, instrument de travail. On bûcheron perdit son , C'est sa cognée, la f. Fab. v, 1.

GAGNE-PETIT [gâù-pe-ti; en vers, gd-fie-...] .<?. m.

[ÉTYM. Composé de gagne (du verbe gagner) et petit, au sens de « peu », §209. || 1597. Édit, dans httré.]

Il Rémouleur qui va par les rues pour aiguiser les couteaux, les ciseaux, etc.

GAGNER [gd-ûé] i". intr. et tr.

[ÉTYM. Emprunté de l'anc. haut allem. waidanjan, forme allongée de weidon (allem. moderne weiden), pailre, lati- nisé sous la forme vuadaniare, d'où le franc, guadagnier, guaagnier, gaagnier, §g 498 et 499, gagnier, gagner, §g 358 et 634. Il xii^s. Etnefuonkescibitee,Guaaignieenelaboree,£'7iea,;, 6575.]

I. Ane. franc. V. intr. \\ 1" Paître. (Cf. gagnage.) (S'em- ploie encore en vénerie.) Les bêtes sortent la nuit du bois pour aller dans les champs.

Il P. ext. Faire du butin. Ils ne surent plus avant aller pour , froiss. Chron. il, 158.

II. P. ext. V. tr. Il Conquérir (un territoire, une ville). Avoir ville gagnée. Fig. Croyant ville gagnée (se croyant maîtres de la position), la f. Contes, Rémois.

Il P. ext. Occuper (un lieu). Ils gagnent leurs vaisseaux, CORN. Cid, IV, 3. J'ai gagné doucement la porte sans rien dire, BOIL. Sat. 3. P. anal. Le feu a gagné la maison voisine. Le froid gagne les extrémités. le large. les champs, le taillis, la guérite [vieilli), atteindre un lieu de sûreté. J'en serai moins léger à le taillis, mol. Dép. am. v, 1. Vans le même sens. le haut, au haut. Le galant... gagne au haut, L.\ F. Fab. II, 15. Absolt. au pied (avec le piedi. prendre de l'espace, partir rapidement. || Fig. La nuit nous gagne. Le sommeil me gagne. L'inquiétude le gagne.

III. P. ext. V. tr. Il 1'^ .\cquérir (un profit). Ce que gagne un ouvrier, son salaire. Ce que gagne un marchand, son béné- fice. Que gagnei-vous par an? la v. Fab. \iii, 2. gros ^faire de gros bénéfices), lu. ibid. vu, 15. On hasarde de perdre envoûtant trop , ID. ibid. vu. 4. Je n'y gagne pas, je n'v ai pas do bénéfice. Il a bien gagné son argent, il a bien mérité son salaire. P. anal. Dn cheval qui a bien gagné son avoine. Ironiql. Il l'a bien gagné (en parlant de qqch de fâcheux), il a ce qu'il mérite. de quoi vivre. sa vie, son pain. de l'argent au jeu. Je mets sur moi tout l'argent que je gagne, MOL. Av. I, 4. l'enjeu de la partie, et, cllipl, la parUe. les cartes, faire plus de levées que son adversaire. Absolt. Celui qui a gagné, le gagnant. Jouera qui perd gagne, au rebours de la partie ordinaire, la convention étant que l'enjeu appartient au perdant. Donner partie gagnée, et, el-

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